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Repères sur l'orthodoxie - Jean-Luc BURGER en hommage à Béatrice MBELLA BEMAella Bema

 

L’Eglise orthodoxe

Les chrétiens catholiques et orthodoxes croient tous en Dieu et en la Bible, alors pourquoi ces différences de culte et de hiérarchie ? Il faut remonter des siècles en arrière…Au sein de la Chrétienté, les grandes querelles avaient déjà commencé à éloigner l’Eglise d’Occident (le latin) et les Eglises d’Orient (le grec) bien avant la rupture.

Pendant le premier millénaire l'Orient et l'Occident n'étaient pas séparés. L’Eglise était donc indivise et confessait partout la même foi. Saint Irénée à Lyon au IIe siècle fut l’un des premiers Pères de l’Eglise, il venait de l'Orient et était évêque de Lyon.

Saint Jean Cassien, autre père de l’Eglise, moine probablement d’origine provençale, a vécu longtemps à Bethléem et dans les déserts d’Egypte où il avait reçu et expérimenté la Tradition des Pères du Désert. Il érigea à Marseille deux monastères sur le modèle de ceux d'Egypte et son exemple comme ses écrits fécondèrent tout le monachisme occidental depuis celui des Iles de Lérins et des Pères du Jura jusqu'à la grande tradition bénédictine qui perdure jusqu'à nos jours.

Dans les premiers siècles, les Eglises orthodoxes orientales jouèrent un rôle extrêmement important dans l'expansion du christianisme au-delà des frontières de l'Empire byzantin. La foi chrétienne fut portée d'Alexandrie en Afrique, d'Arménie vers le Nord, d'Antioche vers l'Extrême-Orient. Par la suite, en raison du changement des conditions politiques et religieuses, leurs activités missionnaires s'orientèrent principalement sur l'édification et le maintien de leur propre communauté.

L’art byzantin et l’adoration des icônes orthodoxes repose sur une théorie philosophique assez spirituelle. Cette théorie fut émise par Platon durant le IVe siècle avant notre ère et se nomme, entre autres, « Théorie des Formes » ou « Théorie des Idées ». Cette dernière stipule que les éléments du monde matériel, notre monde si vous partagez notre modeste plan d’existence terrestre, ne sont des copies d’idées issues d’un monde qu’il définit lui-même comme étant « réel ».

L’orthodoxie revendique l’exacte conformité de ses enseignements avec ce qui était enseigné par le Christianisme des origines, des Pères de l‘Église indivisée et des sept conciles œcuméniques. Comme la plupart des églises chrétiennes, l’orthodoxie se présente comme la continuité de l'Église chrétienne

Primitive qui a subi plusieurs schismes notamment en 431, 451 et 1054, dont les responsabilités demeurent sujets de dissensions entre les historiens culturellement influencés par les sources de l’une ou l’autre église.

La richesse des pratiques spirituelles des Eglises catholique et orthodoxes est exceptionnelle. Elles ont pour référence les sept sacrements : Baptême, Confirmation, Eucharistie, Réconciliation, Onction des Malades, Ordre, Mariage. Les Catholiques font le signe de croix : front, torse, épaules de droite à ga uche. Les Orthodoxes font le signe de croix : front, torse, épaules de gauche à droite.

Si, dans la pratique de la foi, les différences peuvent paraître importantes, spirituellement et théologiquement, chrétiens orthodoxes et catholiques sont assez proches.

La relation entre parole et prière est d’autant plus étroite que dans la prière la parole est présente et dans la parole se trouve la prière. La relation étroite entre parole et prière a été négligée en Occident, peut être en défaveur de la prière, tandis que dans l’orthodoxie des siècles derniers, ce fut en défaveur de la parole. Dans le christianisme primitif et byzantin, plus on pratiquait la prière, plus se produisait de réflexion sur la prière. Tous les écrits spirituels en sont la preuve.

De profondes réflexions sur la prière commencent de nouveau à apparaître ces derniers temps dans l’orthodoxie. Certaines de ces réflexions et analyses du contenu des significations comprises dans les prières de l’Eglise ont récemment été publiées sous le nom du grand théologien russe, le père Pavel Florensky.

Les prières d’intercession de l’Eglise doivent aider l’âme du défunt à franchir les épreuves et les obstacles de la montée vers Dieu. Mais la notion de « purgatoire » n’existe pas dans l’Orthodoxie. Jusqu’au jugement dernier, tous les défunts, quels qu’ils soient, pêcheurs ou Saints, se trouvent dans un état transitoire qui ne prendra fin qu’avec le retour du Christ.

 

Le concept de religion

C’est au IVe siècle que l’Église forge le concept de religion pour définir les relations entre l’Homme et Dieu, fondées sur la foi. Le concept de religion est proprement occidental et n'a pas d'équivalent dans les autres cultures. Sa fonction originaire fut de distinguer un domaine s'opposant à celui que recouvre le concept d'État.

Du Ie au IIIe siècle, les chrétiens sont victimes de plusieurs vagues de persécutions. Les empereurs romains considèrent le christianisme comme une menace pour l’Empire. En 306, Constantin, est au départ, un empereur païen qui honore Sol Invictus. En 312, au nord de Rome, Constantin écrase son rival Maxence et proclame qu’il a eu une vision surnaturelle : celle d’une croix en plein ciel en forme de X, le chrisme. De 312 à 324, et jusqu’à sa domination sur tout l’Empire, il se convertit « sous l’influence de la Divinité », sans vraiment abandonner le paganisme.

Il est déclaré empereur par les troupes romaines qu'il commande en Bretagne (actuelle Grande-Bretagne). Au terme de plusieurs années de guerre, il parvient en 324 à devenir le seul empereur d'un Empire romain réunifié. Il entame alors une série de réformes administratives, économiques et religieuses.

En 330, Constantin crée une nouvelle capitale qui porte son nom : Constantinople. Il se serait même converti au christianisme sur son lit de mort, en 337. Le christianisme passe du statut de religion persécutée à religion impériale. En 313, par l'édit de Milan, l'empereur Constantin décide d'appliquer une politique de tolérance religieuse.

L’Église orthodoxe utilise le calendrier julien, introduit par Jules César en 45 av. J.-C. et qui est basé sur les cycles solaires. L’Église catholique, elle, utilise le calendrier grégorien, introduit par le pape Grégoire XIII au XVIe siècle afin de corriger le décalage accumulé par le calendrier julien. En effet, celui-ci surestime l’année solaire ce qui explique que Pâques ne soit pas fêtée au même moment dans les deux Églises.

Au cours du deuxième millénaire, l’Eglise catholique romaine a développé un concept extrêmement centralisé de l’autorité spirituelle, du pouvoir. Lointaine héritière de l’Empire romain, l’Église catholique a toujours été organisée autour de la suprématie de Rome et de son évêque – le pape –, qui joue un rôle prééminent. « Roma locuta, causa finita », dit-on en bon catholique : « Rome a tranché, la cause est entendue. »

En revanche, l’Eglise orthodoxe a toujours toléré une plus grande indépendance. Elle est effectivement composée d’un certain nombre d‘églises autonomes. Dans sa structure conciliaire, l'Église orthodoxe est organisée en une communion d'Églises locales indépendantes, chacune gouvernée par un synode d'évêques présidé par un hiérarque portant soit le titre de Patriarche (on parle alors de « Patriarcats » pour ces Églises), soit les titres d'Archevêque, de Métropolite, ou de Catholicos.

L'indépendance de ces Églises locales est réelle, tout en demeurant dans le cadre de la communion ecclésiale. Chacune a son identité et ses caractéristiques propres, au sein de l'unité de foi et dans le même ordre canonique, dans le même esprit de la Tradition de l'Église tout entière.

Dans l’Eglise orthodoxe, on enseigne qu’il s’agit d’une Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique, établie par Jésus Christ dans sa grande commission à ses disciples, il y a près de 2000 ans. L’Eglise orthodoxe orientale n’est pas une église unique mais plutôt une famille de 13 organismes autonomes, portant le nom de la nation dans laquelle ils se trouvent (par exemple, l’Eglise orthodoxe grecque, l’Eglise orthodoxe russe, etc.) Ils sont unis par leur affinité pour les sacrements, la doctrine, la liturgie et le gouvernement de l’Eglise, mais chacun gère ses propres affaires.

Lointaine héritière de l’Empire romain, l’Église catholique a toujours été organisée autour de la suprématie de Rome et de son évêque – le pape –, qui joue un rôle prééminent. « Roma locuta, causa finita », dit-on en bon catholique : « Rome a tranché, la cause est entendue. »

Du désert des premiers moines chrétiens aux grands froids de la Russie de Dostoïevski, Tolstoï ou Soloviev, la spiritualité orthodoxe s'est constituée dans la fidélité à une tradition transmise pendant près de deux millénaires. Dans l’éclairage et comme dans le sillage de Dostoïevski, se déploie, de la fin du XIXe siècle au lendemain de la révolution, l’aventure de la « philosophie religieuse » russe, étroitement liée à un renouveau culturel. Vladimir Soloviev (1853-1900) a tenté d’unir la rationalité occidentale et le « connaissance du cœur »

On peut souhaiter que les chrétiens offrent une vision unifiante mais nullement réductrice, celle de la « divino-humanité », espace de la Sophia, la Sagesse, visage féminin de Dieu rejoignant celui des choses, Sagesse où pourraient se réconcilier les « divinismes des Orients et les « humanistes » de l’Occident.de l’Orient.

Le cœur de la ritualité orthodoxe est riche, principalement dans le chant, de la liturgie fortement symbolique, dont la forme actuelle, au moins partiellement, s’enracine au IVe siècle. Selon l’Église orthodoxe dont il dépend, le fidèle suit un calendrier liturgique spécifique qui détermine les dates des fêtes dans l’année.

 

Les icônes

L’intérêt pour l’art liturgique orthodoxe, en particulier pour l’icône, ne cesse de croître en Occident. Les livres, les conférences, les articles, les expositions, les collections se multiplient. Tous ces efforts ont, certes, le mérite de révéler à un grand nombre l’existence d’un mode d’expression demeuré quasi-inconnu au public occidental. Cependant, la grande majorité des ouvrages consacrés à l’art liturgique orthodoxe sont des ouvrages laïques, traitant un sujet religieux. Les orthodoxes qui vivent et se nourrissent spirituellement de cet art voient, dans l’attitude générale à son égard, une grande incompréhension de ce qui est essentiel.

Les orthodoxes nous invitent à entrer dans le mystère de l’icône. Regardée avec les yeux du cœur et dans la lumière de la foi, l'icône ouvre au monde de l'esprit, aux réalités invisibles et à la Beauté incréée, au mystère ... L'art de l'icône a fait voyager jusqu'en Russie de grands maîtres tels que Matisse ou Picasso.

Le contenu liturgique de l’image sacré fut perdu en Occident au XIIIe siècle et dans le monde orthodoxe, suivant les pays, aux XVe, XVIe et XVIIe siècles. Ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que les connaisseurs, les savants, les esthètes découvrirent l’icône. Nos ancêtres iconographes se révélèrent non seulement des peintres de génie, mais des maîtres de la vie spirituelle, ayant su donner des formes à la parole du Seigneur.

Les icônes chrétiennes qui ornaient les églises orthodoxes de Russie dès la fin du Xe siècle ont donné corps à un art subtil et codifié dont la découverte tardive a révélé au monde une flamboyance insoupçonnée.

L’icône ne se limite pas à des considérations sur la transfiguration de la beauté ou la sacralisation de l’art. Un concile œcuménique, peu connu et mal reçu en Occident, a énoncé une série de canons dogmatiques qui situent l’icône dans le droit fil de l’Incarnation et de la manifestation du Verbe de Dieu. Ses multiples sens en font un objet à la fois unique et habituel de l’orthodoxie. Elle est simultanément une confession de foi, une prière, une fenêtre ouverte sur le divin, un objet liturgique, un symbole de la vocation chrétienne, un art en soi…

La conception orthodoxe de l’Église est spirituelle et mystique, en ce sens que la théologie ne traite jamais isolément aucun aspect temporel de l’Église, mais la considère toujours par rapport au Christ et à l’Esprit Saint. Ainsi l’Église en sa totalité est une icône de la Trinité, reproduisant sur terre le mystère de l’unité dans la diversité (…) de même que chaque personne de la Trinité est autonome, de même l’Église est faite de beaucoup d’Églises autocéphales indépendantes…

Plus de dix siècles se sont écoulés depuis l’époque, à jamais regrettable, où l'Église universelle a vu l'esprit de controverse, le moins menaçant à son origine et le plus tristement fécond par ses œuvres, naître, s'étendre et triompher. Depuis lors, profondément déchirée, la grande communauté chrétienne s'est partagée en deux camps opposés : deux Églises, celle d'Orient et celle d’Occident, se sont élevées sur les débris de l'unité apostolique, et le schisme a remplacé la paix de Dieu.

La Théologie orthodoxe, doit être l'exposition de la religion chrétienne, suivant la Parole divine : la sainte Écriture et la sainte tradition. Le christianisme n’est pas une religion du Livre, c’est une religion de la personne du Christ.

L’heure est au dialogue. De nombreuses tentatives ont d’ailleurs été menées au cours des siècles derniers pour réunir l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes. L’objectif consisterait à poursuivre et à renforcer le dialogue interreligieux pour construire une culture de paix et de solidarité entre les personnes et les peuples.

 

Les textes fondateurs

Le mot mot « Evangile » vient du grec et signifie « bonne nouvelle » ; les prophètes l’ont employé pour désigner la réalisation des promesses messianiques et Jésus en personne le reprit pour nommer l’accomplissement des prophéties et du royaume de Dieu. Après la crucifixion, ce terme servit à dénommer l’annonce de la mort et de la résurrection du Christ, le principe même du salut et de la délivrance pour chaque homme.

Le christianisme est fondé sur les Evangiles et se singularise autour de la personne de Jésus-Christ. Jésus accomplit par sa parole et par ses gestes les promesses annoncées par les Ecritures.

La simplicité des termes ne saurait faire oublier pour autant l’étonnante diversité des voix fédérée sous le titre de « textes fondateurs », ni la longue aventure des Ecritures qui, au cours de deux millénaires, ‘ont cessé d’advenir dans de différentes langues, de se « perdre » et de se retrouver dans diverses traductions.

L’expression « textes fondateurs » a une signification complexe, voire ambiguë : elle peut viser des écrits supposés antérieurs à la religion qu’ils auraient engendrée, ou désigner le recueil officiel de ses documents les plus anciennement authentifiés, ou encore se restreindre à un choix de textes jugés plus fondamentaux.

Dans le cas du christianisme, dont les origines, relativement récentes, sont assez aisément contrôlables, la discussion n’a pas lieu d’être. Celui qui est couramment désigné comme son fondateur n’a lui-même rien écrit, hormis quelques signes sur le sable, rapporte une tradition, ni dicté ou inspiré directement quoi que ce soit, puisque Paul, de Tarse ou Saint Paul n’a pas connu Jésus et que les Évangiles, qui rapportent ses paroles et ses faits et gestes, sont postérieurs à sa mort d’un demi-siècle environ sans être tous l’œuvre de témoins directs.

Le mot bible vient du grec biblia qui signifie les livres. Elle a été écrite pendant plusieurs siècles par différentes personnes. Ce livre sacré des Chrétiens se compose de deux grandes parties : l'Ancien et le Nouveau Testament.

étant tous deux rédigés dans cette langue. Les chrétiens du monde latin ont cependant très tôt utilisé des traductions latines de ces livres. Ces traductions sont appelées Vetus Latina[1].

La distinction entre Ancien et Nouveau Testament (ou Alliance), les deux grandes parties de la Bible des chrétiens, est liée à l'avènement du christianisme au 1er siècle de notre ère. Plusieurs livres forment le cœur de l'Ancien Testament : les livres de la Genèse, de l'Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome (c'est-à-dire "deuxième loi"). Pour le Nouveau Testament, les chrétiens s'accordent à de nombreux livres : les lettres des apôtres, le livre de l'Apocalypse, les quatre évangiles et le livre des Actes des Apôtres. Ils sont le fruit d'une longue élaboration et se fondent sur l'histoire des premières communautés chrétiennes autour de la Méditerranée.

Les premières communautés chrétiennes qui attendaient le retour imminent de Jésus ne ressentent que tardivement le besoin de noter par écrit la vie et les enseignements de leur fondateur.

La Bible contient de nombreux détails historiques, dont beaucoup ont entre-temps été confirmés par d’autres sources historiques ou découvertes archéologiques. Les annales bibliques sont dignes de confiance. De plus, de nombreux faits historiques ont été prophétisés bien avant qu’ils ne se produisent ! Des centaines de prophéties tout au long de l’Ancien Testament se sont accomplies dans la naissance, la vie et la mort de Jésus.

La Bible n’est pas qu’un livre. “En effet, la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante que toute épée à deux tranchants, pénétrante jusqu’à séparer âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur[2]

Les épîtres de Paul (ou d’autres) sont des lettres adressées à des communautés, le plus souvent fondées par lui, à qui il rappelle tel ou tel enseignement qu’il leur avait donné, en fonction des circonstances qui motivaient cette correspondance, et ces lettres n’étaient pas destinées au départ à être lues partout. Les Évangiles, dont l’objectif est plus exhaustif et normatif, voient le jour pareillement dans des communautés particulières qui croyaient au Christ longtemps avant qu’ils n’aient été rédigés. On ne sait pas par quel cheminement ils se sont répandus, puis ont été joints les uns aux autres, pas plus qu’on ne sait comment les épîtres ont fini par être rassemblées en codex.[3]

Outre la Révélation de Dieu et l’histoire spirituelle du peuple qui préparaient la venue du Sauveur promis, l’Ancien Testament initie le peuple à un mode de vie régie par des règles, par un code : La Loi.

 

Les livres canoniques

Pour mieux pénétrer les origines du christianisme, nous connaissons d’une part les écrits canoniques, d’autre part une série d’écrits, déjà plus tardifs, dits apocryphes, non reçus dans la Bible, mais néanmoins susceptibles d’éclairer certains aspects du premier christianisme.

La liste alphabétique des vingt-sept livres canoniques du Nouveau Testament, avec les abréviations généralement utilisées :

Le Nouveau Testament peut, à son tour, être divisé en trois groupes :

I – Les écrits narratifs : les quatre Evangiles (Mathieu, Marc, Luc et Jean) qui racontent la vie et l’enseignement de Jésus, plus les Actes des Apôtres, qui montrent comment le message se transmit de Jérusalem à Rome.

II – Des lettres : les treize Epitres de Paul (dont une aux Romains, deux aux Corinthiens et une aux Falates), l’Epître aux Hébreux, les trois Epîtres de Jean, les deux Epîtres de Pierre, l’Epître de Jacques et l’Epître de Jude.

III – Un récit apocalyptique : l’Apocalypse de Jean, qui constitue en partie une attaque contre l’Etat païen, son culte et sa culture, en partie une vision eschatologique.

Dans l’histoire des religions, c’est un fait presque unique que l’une d’elles ait ainsi annexé les écritures saintes d’une autre, qu’elle rejette par surcroît, en les regardant comme la parole de Dieu. D’après la conception chrétienne, Dieu a parlé par ces deux Testaments mais seul le Nouveau donne sa pleine signification à l’Ancien.

 

La foi chrétienne

La foi chrétienne s’appuie essentiellement sur la reconnaissance de Jésus comme fils de Dieu porteur d’un message universel. Dans cette foi, le Dieu unique est inscrit dans une trinité transcendante : le Père, le Fils et le Saint Esprit. La résurrection de Jésus constitue aussi un élément clé de la foi chrétienne. La venue de Jésus sur terre, sa mort, sa résurrection et sa montée au ciel tracent les grandes lignes d'un message annonciateur d’une vie nouvelle dans laquelle le salut de l’âme est possible grâce au sacrifice de Jésus. D’ailleurs, la crucifixion et la résurrection sont vues comme la preuve que Jésus a réconcilié l’humanité avec Dieu.

Le Christ propose une révolution de la conscience individuelle susceptible de conduire, à long terme, à un changement de la conscience collective. La tradition orthodoxe a une approche : l’homme est créé « corps, âme, esprit ». La prière a justement pour but de faire taire l’âme et de permettre à l’homme de rentrer dans son esprit.

Les valeurs enseignées par le christianisme s’appuient sur les témoignages de la vie de Jésus : amour du prochain et amour de Dieu, recherche de la vérité, résurrection, immortalité de l’âme, paix entre les hommes.

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[1] Vulgate de Saint Jérôme (391-405 env. ).

[2] Parole de Vie. Hébreux. 4 : 12

 

 

 

 

 

Jean-Luc BURGER

 

Président de MEET ART CONCEPT

Membre RENAISSANCE FRANCASE

 

 

 

 

 

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